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17 Septembre.
Dernière sortie de l'année, à l'occasion des journées du patrimoine.
J'ai eu le plaisir d'avoir à bord un "moustachu" en électronique, qui a été longtemps pour moi un modèle. Le temps exécrable ne nous a pas permis de rejoindre le large, malgré un feu vif (ramonage de la veille !), et donc une pression à tout casser. Mais le but était de faire le spectacle sur le port, mission accomplie ! La sortie étant annoncée dans le journal, certains spectateurs avaient fait le déplacement tout exprès ! Le flambant est vraiment agréable à utiliser, mais vraiment trop salissant. Pour la prochaine saison, il faudrait que je trouve quelque chose avec moins de souffre et de cendre ! |
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03 Septembre : la
marée haute à 18h35 et un beau soleil nous promettaient une sortie
agréable. Hélas !
Mise à l'eau sans efforts grâce à un câble et une poulie de renvoi qui permet d'utiliser le treuil pour faire descendre le bateau. C'est un truc qui marche ! Par contre, pour la suite... Allumage difficile (3/4 d'heure avant d'avoir la pression !), puis, impossible de garder le mano à des hauteurs décentes ! Bref, après une heure et demi à se traîner le long du chenal, il faut s'avouer vaincu, ça marche pas ! Retour lent vers la cale, et remontée piteuse du bateau sur sa remorque, toujours sans aucune difficultés. Le lendemain matin, démontage du haut de la chaudière pour trouver ce qui ne va pas (j'avais déjà deviné : ramonage à faire) ! Les deux photos se passent de commentaire ! trois heures d'horreur dans la poussière de charbon, et le bateau est prêt pour un nouvel essai, si tout va bien dans 15 jours. En conclusion, il y a quelque chose de vicieux dans ma chaudière, qui doit manque désespérément de tirage, d'où encrassement invraisemblable. |
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le 13 Août, la marée
nous a donné l'occasion de réaliser une troisième sortie. Ce jour là,
en maintenant le souffleur quasiment en permanence, j'ai pu maintenir
la pression à 10-11 bars. C'est la bonne pression pour la machine, qui
est alors pleine de vie. Le vide est toujours aléatoire et le
condenseur fait "glub" si l'on tangue. Mais maintenant, la machine
semble être mieux rodée, et, une fois chaude, tourne à la main sans
efforts (si le purges sont ouvertes, sinon, la compression est très
forte, ce qui est bon signe).
Ce fut une agréable sortie en famille, j'ai pu un peu me détendre, les deux premières fois, je n'ai pas réussi à lever le nez de la machine ! Je suis rassuré de voir que les choses progressent d'elles-mêmes, sans que j'ai encore eu le temps de modifier quoi que ce soit. Avec le temps, je finirai par savoir faire du feu ! |
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5 Août, deuxième
sortie.
Il a fallu d'abord ramoner la chaudière, les tubes étaient très encombrés de suie. La faute au flambant, vraiment très gras. Puis nettoyage du bateau, couvert de charbon après les opérations sur la chaudière ! J'ai resserré les joints qui fuyaient et refait les presse-étoupe de pompe, mais c'est pas encore ça. La deuxième sortie a eu lieu avec le clapot d'après-midi. Nous avons atteint la K2. Le retour a été un peu laborieux, toujours des difficultés à maintenir la pression ! Pas de photographe officiel ce jour là, donc pas de photos à vous montrer. Aussi, j'en profite pour mettre une image du taud de mouillage que m'a réalisé Catherine Migeont, la voilière du Teich (c'est elle sur la photo). |
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Ce soir 03 Aout,
j'ai, pour la première fois, utilisé ma remoqrque ! Dois-je décrire
l'angoisse qui me tenait ? Les expériences de Michel Rapeau, ou bien le
miennes avec Korrigan, mon canot à voile au tiers, ne m'incitaient pas
à l'optimisme.
Et bien, cette remorque Navica rallongée (au prix du standard, je n'ai fait que demander à ce que le plan fournis dans la documentation soit respecté) s'est révélé parfaite : Malgré un vent de travers en rafales force 3/4, le bateau est monté du premier coup, comme sur des roulettes (pour une remorque, je crois qu'on parle de rouleaux). En fait, il a fallu tout de même que je déplace de 15 cm sur l'AR la position de l'essieu, le bateau à un CG plus en AR que je l'imaginais. Du coup, nous avons pu, vu le temps gagné et les soucis en moins, nous offrir une douzaine d'huitres chez notre amis "resur" (c'est pas son nom, que je ne connais pas, c'est celui de son bac ostréicole en bois, le premier à nous proposer la remorque quand il nous trouvait souquant sur les avirons à contre-courant sur l'Ilur) La douzaine d'huitre avec un verre de vin blanc et un peu de pain au beurre (salé), au bout du port de La Teste, à 20 heures, à marrée haute, c'est un des petits plaisirs de la vie. Quand en plus, à côté, on peut admirer les lignes de son canot à vapeur, sagement posé sur sa remorque (n'est-ce pas là qu'il est le mieux, en sécurité, loin de l'eau pleine de dangers ?) ça devient un instant de bonheur pur. Demain, programme chargé : - Refaire les presses étoupe des deux pompes - Nettoyer la chaudière (je sais pas exactement comment me débarasser de la couche de suie, mais je vais trouver, sûrement, non ? ) - faire le plein d'eau, de bois, et de charbon, en mélangeant flambant et anthracite, pour éviter de reboucher tout en 3 heures - Nettoyer le bateau, qui est assez désespérant, maculé de suie partout (c'est pas vrai, il n'est pas si sale !) |
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Le 02 Aout 2005 à 15
heure 30 minutes, Ondine a été mise à l'eau au port de La Teste, et a
connu sa première chauffe.
Il serait faux de dire que tout a été nominal, mais jugez plutôt : Avec le flambant polonnais, la mise en chauffe a été rapide, et, 1/2 heure plus tard, le mano affichait 150 psi. La mise en température de la machine a demandé cinq minutes supplémentaires. Première angoisse, après le démarrage de la machine : quid du condenseur, de la pompe à air et de la bâche à eau/déshuileur ? Après 20 secondes, le bruit de la machine change, la pompe à air s'ammorce, et de l'eau rentre à gros bouillons dans la bache : la pompe à air est ammorcée. Le vide se fait, et bientôt, les clapets de la pompe alimentaire chantent, signe que le circuit d'alimentation est en fonction. Quel soulagement ! Le départ est donné, Laure à la barre. Nous sommes quatres à bord, deux passagers intrépides ou inconscients on décidé d'embarquer. Au cas où, Noël Gruet nous accompagne sur son bac, histoire de ne pas se retrouver en panne au millieu du Bassin. Mais, nous ne reviendrons finalement pas à la remorque ! Nous traversons le port de La Teste, puis le Chenal de La teste, à 3 ou 4 noeuds, avec une pression faible : 120/130 psi, pas mieux. Malgré un feu d'enfer, la pression ne monte pas. Un arrêt permet de faire grimper à 160 psi, et ça repart, mais toujours relativement lentement. Les problèmes techniques commencent à apparaitre : - le condenseur est sensible au tangage, et la pompe à air crache de façon intermitante. pas grave, je m'y attendais. - La pompe alimentaire se désamorce régulièrement, mais quand elle marche, elle assèche la bache. Heureusement, il existe un moyen de réamorcer la pompe, (une purge de radiateur !) Le moyen en question mérite d'être amélioré, en y adjoignant un levier, pour l'instant il faut un tournevis pour le manipuler. Finalement, tout ça ressemble un peu à Oxbird au début, y compris la pompe à air qui ne fait qu'un vide très intermitant. C'est en fait le plus gros problème côté machine, mais je crois que c'est simplement la garniture du presse-étoupe qui est à refaire. Avec un mauvais vide, le rendement n'est bien sûr pas encore au rendez-vous. Ce premier tour de piste nous a ammené, à quatre, jusqu'au banc du Tes. Le comportement du canot dans le clapot est satisfaisant, le bateau roule peu, la stabilité est bonne. Retour au port pour déposer les passagers, puis nouveau tour, jusqu'à la K1, et retour. Il est devenu de plus en plus dur de maintenir la pression, et nous rentrons à petite vitesse, à 100 psi au mano, malgrès un feu d'enfer, qui a toutefois tandance à préférer sortir par la porte du foyer que par la cheminée ! De retour au mouillage, il apparaitra que le cendrier était plein, et le niveau de suie à la cheminée me fait penser que mon flambant fait beaucoup de dépots ! je soupçonne que mes serpentins sont tellement encombrés de suie que l'air ne passe plus, ce qui expliquerait ce faible rendement de la chaudière, pourtant réputée pour sa capacité de vapeur. Bref, pour un premier essai, la situation, tout en étant catastrophique, n'est pas désespérée ! Il faut trouver le bon dosage entre anhracite et flambant, afin de minimiser la suie, apprendre à chauffer, donc, et améliorer les presses étoupes des pompes. ceux de la machine sont d'ailleur à resserer aussi, après ce premier essai. Aller savoir pourquoi, ces 3 heures de navigation m'ont totalement épuisé, j'ai des courbatures partout, et j'ai dormis cette nuit comme un bébé. J'attends la marrée de ce soir pour essayer de monter Ondine sur sa remorque, autre gros sujet d'inquiétude. En attendant, elle repose dans la vase ! |
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Le 30 Juillet, j'ai
réalisé l'autocontrôle de la chaudière suivant le protocole de l'ABV.
J'ai deux ou trois détails non conformes, par exemple je n'ai pas de
trait rouge sur le mano, et l'essai a été mené jusqu'à 20 bars, mais
pas 15 minutes, la vanne de vapeur principale n'est pas totalement
étanche, il doit y avoir des saletés sur la portée. Il n'y a aucune
fuite sur la chaudière, mais j'ai eu à ressérer quelques raccords sur
les lignes d'alimentation en eau !
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Cet après-midi,
pendant l'autocontrôle, Jean-François Sanz est venu m'apporter le croc
de remorquage, réalisé sur mesure par "Michel" le vieux forgeron du
port. Du travail d'artiste, exactement à la côte souhaitée. Il m'en
coutera une bonne bouteille ! La pièce a été montée en fin d'après-midi
(ce qu'on ne voit pas, c'est qu'un tirant de 8 traverse l'étrave et que
la pièce est boulonnée depuis l'intérieur du coqueron avant, pour
résister à la traction du treuil de remorque).
Avec l'installation du mouillage, le canot est maintenant terminé, ou quasiment. |
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29 Juillet : La
crosse sous l'hélice est en place depuis ce soir, il reste une couche
de vernis à passer sur le gouvernail et la deuxième couche
d'anti-foulling, c'est tout pour le chantier Raba avant la mise à l'eau.
J'ai de mon côté acheté l'ensemble du matériel à embarquer : gaffe (avec pointe en bronze), mouillage (30 m de chaine de 6 et une ancre à jas qui sera fixée sur la plage avant), 6 défenses (ou pare-battage, comme on dit sur les "tuperware"), 2 engins flottants pour deux personnes (il en manque un, mais je veux d'abord voir où loger ces horreurs orange fluo homologuées CE avant d'acheter le 3ème), j'ai un jeu neuf de fusées à main, ainsi que la liste à la Prévert du petit matériel requis en 5ème catégorie (j'ai déjà tout pout Korrigan). Il faut bien sûr changer les piles de la lampe torche, comme chaque saison (c'est le premier truc que regarde la gendarmerie maritime, les plaisanciers ne pense jamais à changer les piles, et crac, dedans !) Catherine Migeot, ma voilière, est en train de faire le taud qui permettra de protéger le canot au mouillage la nuit. Installation prévue Mardi matin. Mise à l'eau de suite après, à la marée de début d'après-midi. Et première chauffe dans la foulée. Ce week-end sera consacré à la visite annuelle, suivant la procédure mise au point par François Malatier. J'ai vérifié l'étalonnage de mon manomètre d'épreuve, marqué "Au forges de Vulcain", qui est parfaitement exact. (au sens métrologique du terme). Donc, Lundi matin, les pleins d'eau seront faits, le charbon sera dans les cales, et les circuits étanches. Prêts pour le grand jour ! |
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Aujourd'hui 27
juillet, en attendant qu'il fasse moins lourd, et comme je n'ai plus
rien à faire sur le bateau, j'ai modifié le site en rajoutant des
pages. A vous de juger.
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Le 26 Juillet, le
canot a été mis à l'eau (discrètement : je n'étais même pas là!) pour
déterminer la ligne de flottaison. Il semble que le bateau soit un peu
sur l'arrière, mais de 2 ou 3 centimètres. L'installation du mouillage
dans le coqueron avant devrait rétablir la situation. Au vu de la ligne
de flottaison, le bateau n'est hélas pas particulièrement léger !
J'espère tout de même que cet excès de poids est Limité. Il faudra
attendre le verdict de la balance dans quelques jours. (j'ai des
cauchemars, le bateau qui excède la tonne, la remorque trop légère qui
casse sur la route...) Il ne reste plus qu'à finir les peintures, à
réaliser et poser la crosse de protection sous l'hélice, et à poser le
croc de remorque, au niveau de la flottaison.
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vapeur-ondine 16/10/05 |